traversée des ombres
la lumière du passé se fraie un chemin parmi le sombre
la douceur âcre des chimies
comme le cap de bonne espérance
là où vivent
les belles tempêtes les vagues immenses
et le reste, ô tout le reste

traversée des ombres
la lumière du passé se fraie un chemin parmi le sombre
la douceur âcre des chimies
comme le cap de bonne espérance
là où vivent
les belles tempêtes les vagues immenses
et le reste, ô tout le reste
je te laisse ce rêve de l'effacement des traces
ce qui fut, est et vit
la douleur de ce qui me fut donné désormais repris
le laisser partir, comme s'amputer un peu
les fantômes y pourvoieront
ces bricoles dont la présence
mais le feu, aucun fleuve ne l'éteint
Electric bodies don’t dream
Traversés des tempêtes, hagards solaires
We flee or something like this
Where we loose and forget
These words underneath our skin
Where rivers meet and meet, again and again
#poesieduchaos
je garde le silence tout ce qui, dit, retenu
la rive s’effrite mangée d’écume comme les notes au bord du vide les doigts insensés qui courent
le reste, regarde le qui glisse lentement rappelé et les factures dûment présentées
#poesieduchaos
Le manque a ce goût de je ne sais quoi
Et si ne sont qu’avatars de subutex, mes coups de reins
Coups de griffes dans le vent, celui là aux abois
Dessine dans l’air de ses mains, la trace des jours - trace invisible qui court lente sous la terre foraine
investir c'est déjà imaginer
un temps futur des il y aura
que demain sera
jeter ses lignes en avant
las ce que je jette ce sont
au mieux des lignes de fuite
mouvement brownien et quelle dérive
dira (et quoi)
je ne prévois rien
je ne prévois rien les choses arrivent
le temps d'une éclaircie
laisser filer comme l'âme tardive
ahah l'âme mais qu'est-ce
se détricote et se détache
seul le silence pour réponse
ni saint ni martyr
fatigué des lettres de créances
surendettement du coeur
#poesieduchaos