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@mcinformactions.netOct 4, 2026, 1:32 AM

France Culture
Les fantômes de l’hystérie - Histoire d’une parole confisquée
https://mcinformactions.net/spip.php?article232717&lang=fr
#hystérie #femmes #inégalités

@editionsamsterdam.bsky.socialOct 1, 2026, 3:20 PM

En librairie le 2 octobre ! 🤩

🧠🛋️🥼 L’Éternel retour de l’hystérie, de Julia Legrand (@sociologisme.bsky.social)

💰 13 €
📖 217 pages

💸🔗: www.placedeslibraires.fr/livre/978235...

#psychologie #psychiatrie #psychanalyse #sociologie #féminisme #patriarcat #hystérie #hystérique

Photo de la première de couverture de L’Éternel retour de l’hystérie, de Julia Legrand, aux Éditions Amsterdam.Extrait du chapitre 3, page 127 : « Aujourd’hui, en France, l’hystérie est supprimée des classifications officielles des maladies, comme des registres administratifs. Mais mon enquête en psychiatrie française montre qu’en réalité, les psychiatres n’ont jamais cessé d’utiliser ce terme au quotidien, pour qualifier les patientes et guider la prescription de leur traitement. »Photo du sommaire : introduction, « Vies et morts de l’hystérie », page 13. Chapitre 1, « L’hystérie protéiforme, aux origines de la psychiatrie et de la psychanalyse », page 25. Chapitre 2, « Les habits neufs de l’hystérie : autres noms, même combat », page 77. Chapitre 3, « L’éternel retour de l’hystérie en psychiatrie et en psychanalyse », page 125. Chapitre 4, « Se réapproprier l’hystérie, du diagnostic sexiste à l’injure misogyne », page 167. Conclusion, « Que faire des catégories dont on hérite ? », page 209.Photo de la quatrième de couverture : « Hystérique » est désormais une injure ; pourtant, l’usage du terme perdure dans le champ médical et psychologique. Telle est la curieuse situation dont Julia Legrand propose dans cet ouvrage d’éclairer les ressorts.
Retraçant la genèse de cette catégorie, elle montre comment le développement de son usage comme injure sexiste dans le sens commun a abouti dans les années 1970 à sa suppression des classifications officielles, sans pour autant conduire à son abandon. En effet, d’autres troubles lui ont simplement été substitués, si bien qu’en pratique, l’étiquette demeure utilisée pour désigner une forme de «folie douce» et disqualifier la parole des femmes – quand bien même elle ne leur serait désormais plus accolée de manière exclusive.
Analysant ce que cette perdurance révèle de l’état de la psychanalyse et de la psychiatrie, l’autrice interroge aussi la réappropriation contemporaine de la figure de l’hystérique par les mouvements féministes, comme outil de lutte contre la réduction au silence et la pathologisation de colères politiques. Elle livre ainsi une réflexion originale sur les conditions et les limites d’une démarche plébiscitée dans les milieux militants : le retournement du stigmate.