#Dati : Utilisation du terme "instrumentum" de la part de la présidente. J'avoue que je ne connaissais pas.

#Dati : Utilisation du terme "instrumentum" de la part de la présidente. J'avoue que je ne connaissais pas.
#Dati : La présidente l'apaise mais Rachida Dati, agacée, poursuit : "Je ne suis pas devenue magistrate par hasard. Mais pour défendre le droit."
#Dati : “Il y a des éléments que vous ne pouvez pas garder. Nous sommes à plus de 5 ans. Nous sommes à plus de 5 ans. (durée légale de conservation). Je vais vous dire, on était en plein travaux. Y’en avait partout. Je vais vous dire, ça m’a vacciné l’affaire Renault Nissan.”
#Dati : Premier signe d'agacement à la barre après quasi deux heures d'interrogatoire.
#Dati : “Bien sûr, quand j’ai des rdv avec les autorités iraniennes. En conférence avec les gardiens de la Révolution. Bien sûr que j’ai des notes, j’ai transmis à Carlos Ghosn. Mais ensuite, je n’ai pas gardé.”
#Dati : “En 2010, il y a des documents retrouvés, en 2011 aussi. Ces documents ont été retrouvés.”
#Dati : La présidente la relance.
“C’était mon premier client. Je me suis conformé aux exigences du client.”
#Dati : “Le rapport Mazars me consacre une demie-page, je n’ai jamais été appelée. Tout rapport d’audit doit être contradictoire.”
Autrement dit, elle ne répond pas à la question.
#Dati : La présidente lui demande pourquoi elle n'a pas gardé de preuve, de compte-rendu de son travail sur “la réalité de l’analyse de la réglementation algérienne ou les prises de contact avec les autorités iraniennes.”
#Dati : On en vient au rapport Mazars, du nom de l'audit interne réalisé après l'arrestation de Carlos Ghosn, au Japon. Rapport qui pointe le manque de "facture détaillée" et de "preuve de travail alléguée" concernant Rachida Dati.
#Dati : Pour l'instant, interrogatoire assez tranquille. La présidente reprend tout. On a l'impression que Rachida Dati attend et redoute que les choses se compliquent.
La preuve ? La présidente vient de lui dire : "Ce n'est pas une question piège, madame Dati..."
#Dati : "Il n'a jamais eu un mot sympathique à mon égard."
#Dati : Et la prévenue raconte une anecdote :
"Un jour, ma fille a été hospitalisée. Le secrétariat de Carlos Ghosn m'appelle et me demande de venir. J'explique la difficulté. On me répond qu'il est impératif que je vienne. J'ai laissé ma fille à l'hôpital avec ma sœur."
#Dati : Rachida Dati s'épanche sur Carlos Ghosn.
"Il était très exigent. Il dirigeait le premier groupe automobile mondial. Il voulait des résultats."
#Dati : La présidente l'interroge sur le fait que Carlos Ghosn se moquait qu'elle soit avocate.
Réponse : “Il a signé un contrat d’avocat. J’ai signé un contrat d’avocat. Et j’ai exercé comme avocate.”
#Dati : On continue de décortiquer le fameux contrat.
#Dati : Dans ce courrier d'octobre 2009, Rachida Dari précise bien que cela doit s'inscrire dans le cadre de sa profession d'avocat.
Sur PV, Carlos Ghosn a toujours dit qu'il se moquait qu'elle soit avocate.
#Dati : Pourquoi avoir signé en octobre 2009 alors que vous n'avez prêté serment d'avocat qu'en février 2010 ?
"Comme on avait évoqué les sujets et que Carlos Ghosn souhaitait s'attacher mes services, on a préfiguré la mission."
#Dati : “Lors de sa deuxième audition, sa parole est beaucoup plus décousue", dit-elle après avoir évoqué sa maladie...
#Dati : “Sur les auditions de Christian Husson, les premières correspondent à la réalité. C’est une pratique usuelle, dit-il. Il cite d’ailleurs Dominique de Villepin. Les honoraires, ce sont des honoraires en droit international. Il confirme.”