#Dati : Aïe...
- Est-ce que vous savez si Madame Dati a déposé des amendements sur l'industrie automobile ?
- Non, je n'ai pas cherché. On l'a fait sur l'énergie et oui, il y en avait toute une liste. Mais l'industrie auto, je ne sais pas.

#Dati : Aïe...
- Est-ce que vous savez si Madame Dati a déposé des amendements sur l'industrie automobile ?
- Non, je n'ai pas cherché. On l'a fait sur l'énergie et oui, il y en avait toute une liste. Mais l'industrie auto, je ne sais pas.
#Dati : Pour bien faire comprendre que Rachida Dati n'est pas la seule à avoir, potentiellement, été avocate et députée européenne. Pas la seule dans cette situation.
#Dati : L'un des avocats de Rachida Dati s'engouffre dans la brèche ouverte par le témoin. Il lui soumet plein d'exemples de situation. "Oui, ce sont des conflits d'intérêts", dit-il.
Il s'agit des clients de Corinne Lepage, avocate et eurodéputée.
#Dati : L'avocat de R. Dati demande au témoin s'il se considère comme un adversaire politique de sa cliente. Il réfute le terme.
Rachida Dati, elle, continue d'adopter son attitude favorite : tourner le dos aux parties civiles, au témoin. Elle ne regarde que la présidente.
#Dati : Ce qui n'avait pas manqué d'interroger.
"Avec ces dossiers-là, il est rare qu'un avocat gagne 10.000 euros par mois", dit le témoin.
Rappelons que la case cochée, c'était "10.000 € et plus". Il n'y avait pas de case plus élevée.
#Dati : Le parquet national financier pose des questions et rappelle qu'à l'époque, Rachida Dati avait dit qu'elle était avocate en matière de violences conjugales, d'éducation et d'égalité hommes-femmes.
#Dati : Le témoin est toujours à la barre. On l'interroge sur le métier d'avocat de Rachida Dati, sa rémunération.
“Même si vous travaillez dans un grand cabinet américain, gagner ce genre d’argent, il faut vraiment bosser !”
#Dati : “Suite à ce cas aussi [le cas de Rachida Dati], on a renforcé les règles au Parlement européen”, admet le témoin.
#Dati : Comment concilier ça avec le métier d'avocat qui nécessite de respecter le secret des noms des clients ?
Le témoin reconnaît que c'est un vrai problème.
#Dati : Le témoin explique qu'on peut avoir une activité en parallèle. Mais dans ce cas-là, il faut la rendre la plus transparente possible.
Ce qui n'a pas été le cas de Rachida Dati.
#Dati : La défense de Rachida Dati a toujours prétendu qu'on ne pouvait pas parler de lobbying pour "trois malheureuses questions".
Pour le spécialiste, c'est pourtant déjà beaucoup beaucoup trop.
#Dati : Et de citer par exemple : Rien que le fait de dire où en est la réflexion parlementaire, qui est plutôt pour ou plutôt contre, ce sont déjà des informations qui peuvent aider les organisations.
#Dati : Pour lui, rencontrer un membre d'une organisation, c'est déjà franchir la ligne.
“Dès que vous parlez à une organisation et dès que vous donnez une information, tout ça, ce sont des informations qui aident au lobbying ou qui rendent possible le lobbying.”
#Dati : Le PNF a intelligemment fait citer l'eurodéputé le plus spécialisé dans les questions de conflit d'intérêt qui, n'ayons pas peur des mots, affiche une forme d'orthodoxie en la matière. C'est le moins qu'on puisse dire...
#Dati : “Moi, j’aurais l’impression de vendre mon mandat. Et je trouverais ça pas normal.”
#Dati : "A l'époque, pour Rachida Dati, on n'avait pas plus d'information que 'avocate' et 'revenus de plus de 10.000 euros / mois, ce qui est la case la plus élevée."
#Dati : Le témoin explique que les députés ont une obligation de transparence mais aussi une obligation de résoudre les conflits d'intérêts.
#Dati : “Au Parlement européen, tout est quasiment permis. On peut aller diner. On peut aller aux Maldives. Il faut seulement le déclarer.”
#Dati : “Pour moi, ça devient moins normal quand ça dépasse l’échange d’arguments et quand il y a de l’argent, des cadeaux ou des invitations pour des diners ou pour regarder la finale de la Champions League ou je ne sais pas.”
#Dati : “Vous recevez des demandes de rdv, des invitations à des soirées, petits-déjeuners. Ca fait partie de notre démocratie représentative. Et après, on tranche, on vote. Les électeurs, eux, peuvent changer de vote à l’élection suivante.”