#Dati : « C’est marrant. Il n’y a que vous qui est compétent. Pour vous, personne ne peut avoir de compétences. »
Rachida Dati est entre agacement et énervement.

#Dati : « C’est marrant. Il n’y a que vous qui est compétent. Pour vous, personne ne peut avoir de compétences. »
Rachida Dati est entre agacement et énervement.
#Dati :
- Mais c’est du droit national local...
- Oui, c’est ce que m’a indiqué l’ambassadeur de Corée du sud.
- Mais vous aviez des compétences en droit coréen ?
- L’ambassadeur m’a expliqué la législation.
- Donc, c’est l’ambassadeur qui vous briefe ?
- Mais oui !
#Dati : Ca se tend sur la Corée du sud... On parle ici de son intervention sur la question d'une législation qui entrave l'action de Nissan.
#Dati : Elle évoque l'Inde, la Chine, le Japon... Des règles juridiques, etc... Ca part un peu dans tous les sens.
#Dati : D'une voix forte, Rachida Dati se défend et justifie son travail. Mais, comme sur d'autres questions, tout cela paraît bien flou, un peu évanescent...
« J’avoue avoir un peu de mal à vous suivre », reprend Me Philippe Goosens.
#Dati : Elle est interrogée sur son rôle en Corée du sud. On parle ici d'une étude sur les possibles allégements des contraintes juridiques au pays du matin calme.
#Dati : « Je suis encore dans l’incompréhension d’être ici. Alors que moi, j’étais en transparence.
Les rendez-vous étaient transparents. Les missions étaient transparentes. Tout le monde dit que Carlos Ghosn avait ce fonctionnement là. Moi, je me plie aux exigences du client. »
#Dati : L'avocat s'en étonne. Rachida Dati se défend. Et elle contre-attaque.
#Dati : « Je me souviens, un jour, être venue avec une note assez complète. Je n’ai pas besoin que vous me l’écriviez. Il l’a déchirée devant tout le monde. Il fonctionnait comme ça. »
#Dati : L'avocat lui demande comment Carlos Ghosn détruisait les éléments écrits, comme elle l'a plaidé tout au long de l'instruction.
#Dati : On a clairement changé de ton à la barre depuis lundi. Rachida Dati est bien plus vindicative. La présidente calme le jeu.
#Dati : Rachida Dati se défend et indique que, lorsqu'elle prenait rendez-vous, il y avait d'autres personnes très proches de Carlos Ghosn lors de ces rendez-vous. Pas de contradiction, selon elle.
#Dati : L'avocat de Renault enchaîne. "La convention précisait que vous deviez rendre compte 'exclusivement' à Carlos Ghosn. Mais vous dites ne l'avoir jamais vu en tête-à-tête ?"
#Dati : Première question. "Vous avez une solide formation juridique. Pourquoi avoir demandé l'aide d'avocats pour rédiger le contrat avec RNBV ?"
“J’ai souhaité me faire accompagner par des avocats qui travaillaient sur la négociation de contrats internationaux.”
#Dati : L'audience est reprise. Rachida Dati est à la barre. Tenue sombre, elle répond aux questions des avocats de Renault, partie civile.
Philippe Goosens attaque d'emblée en précisant qu'il pose ses questions "sans haine" et de façon "neutre".
#Dati : "Ca surprend, mais oui, j'avais des compétences", a-t-elle lâché. Affirmant aussi que "plus d'un aimerait la voir disparaître de la vie publique..."
#Dati : Après trois jours très sobres et à voix basse, Rachida Dati s'est "réveillée" hier à l'audience, notamment face aux questions du PNF. Regrettant que l'on mette en doute ses compétences.
#Dati : Aujourd'hui, on attend aussi l'audition de deux témoins. Et puis les auditions des parties civiles. Et puis l'examen de personnalité de la prévenue. Et puis, peut-être, la lecture des PV de Carlos Ghosn. Tout ça est mouvant.
#Dati : Entrecoupé par des auditions de témoin, cet interrogatoire parvient donc à son quatrième jour. Rachida Dati doit encore répondre aux questions des parties civiles et notamment à celles des avocats de Renault qui fourbissent leurs armes.
#Dati : Comme attendu, les débats se sont encore étirés hier. Le tribunal a pris beaucoup de retard. Puisque l'interrogatoire de Rachida Dati débuté jeudi dernier n'est toujours pas terminé...