#Dati : La présidente relit l'audition de Patrick Pelata pour ramener l'église au milieu du village.

#Dati : La présidente relit l'audition de Patrick Pelata pour ramener l'église au milieu du village.
#Dati : L'avocat explique aussi que l'Iran était propriétaire des usines. Et que donc, le pays n'allait pas fermer les usines.
"Ils n'allaient pas se spolier eux-mêmes !"
Rachida Dati n'en démord pas.
#Dati : L'avocat s'autorise à "corriger" la réponse. "Vous faites référence à la 4e audition de M. Pelata qui parlait de ce risque en 2009..."
Soit avant le contrat de Rachida Dati. Sa défense est donc remise en cause.
#Dati : La question de fond. Rachida Dati explique qu'il y avait un risque que l'Iran ferme les usines Renault. Elle cite notamment Patrick Pelata pour expliquer qu'elle a travaillé sur cette question...
#Dati : On le savait... L'avocat connait le dossier comme sa poche. Les réponses de Rachida Dati sont donc mises en cause.
#Dati : Pour résumer, l'avocat se demande quel rôle Rachida Dati a eu en Iran sur la question des sanctions qui auraient pu viser le secteur automobile.
Elle met en avant une note.
"Il n'y a pas le mot 'automobile' une fois dans ce document", rétorque encore l'avocat.
#Dati : Rachida Dati évoque le rôle de Louis Schweitzer.
« Citer Louis Schweitzer pour la 15e fois en 48h alors qu’il n’est plus dirigeant de Renault depuis 2005, ça ne va pas nous faire avancer », balance l'avocat.
Ca joue...
#Dati : On évoque maintenant l'intervention de Rachida Dati en Iran, notamment sur les sanctions économiques.
#Dati :
- Bonjour Madame Dati.
- (Très long silence). Bonjour (d'une voix blanche).
#Dati : La défense de Renault fait entrer Kami Haeri, l'autre avocat en jeu. Et ça se tend immédiatement. Dès les présentations...
#Dati : La présidente appelle au calme.
#Dati : Réponse :
"Je sais que vous voulez réduire mon travail d’avocat à de la conversation, on discute, on est entre arabes. Je ne m’énerve pas, je dis les choses. La langue française n’est peut-être pas ma langue maternelle, mais je sais lire et écrire. Et je suis française."
#Dati : Rachida Dati explique qu'elle disait aux Turcs que Renault était une entreprise indépendante de l'autorité française.
Philippe Goosens émet quelques doutes.
#Dati : Philippe Goosens s'interroge sur son intervention en Turquie, à l'époque opposée à la France (sur la question de l'adhésion à l'UE). En bossant pour une entreprise (Renault) qui est française...
#Dati : De retour dans le prétoire. Ca continue à se tendre. Cette fois sur la question de son intervention en Turquie.
#Dati : Légère interruption de ce LT.
#Dati : L'avocat ne lâche pas l'affaire.
- Mais vous connaissiez le droit de Corée du sud ?
- Quand vous avez l’ambassadeur vous explique… On m’a donné ces éléments ça. On a travaillé ensemble. Et j’ai rendu compte.
#Dati : « C’est marrant. Il n’y a que vous qui est compétent. Pour vous, personne ne peut avoir de compétences. »
Rachida Dati est entre agacement et énervement.
#Dati :
- Mais c’est du droit national local...
- Oui, c’est ce que m’a indiqué l’ambassadeur de Corée du sud.
- Mais vous aviez des compétences en droit coréen ?
- L’ambassadeur m’a expliqué la législation.
- Donc, c’est l’ambassadeur qui vous briefe ?
- Mais oui !
#Dati : Ca se tend sur la Corée du sud... On parle ici de son intervention sur la question d'une législation qui entrave l'action de Nissan.