#Dati : Je n'ai pas noté la question précise de Me Olivier Pardo. Mais Rachida Dati répond et déroule depuis cinq bonnes minutes.

#Dati : Je n'ai pas noté la question précise de Me Olivier Pardo. Mais Rachida Dati répond et déroule depuis cinq bonnes minutes.
#Dati : Après la suspension méridienne, l'audience reprend. Rachida Dati est, à nouveau, à la barre. Pour répondre cette fois, aux questions de ses propres avocats.
#Dati : Interruption de ce LT pour ce matin alors que les débats tournent un peu en rond.
#Dati : "J'ai fait exactement la même chose qu'elle. J'ai pris les mêmes précautions. Mais, elle, on la croit sur parole."
La présidente intervient. "Madame Lepage n'est pas prévenue dans ce procès."
#Dati : On s'éloigne du sujet. Actuellement, on lit la réponse de Corinne Lepage, mise en cause lors de ce procès par les avocats de Rachida Dati, en sa qualité d'avocate et d'eurodéputée.
#Dati : « Rien n’a été fait dans l’intérêt de Renault Nissan. Je tiens à la préciser. Sur les trois questions écrites, deux vont à l’encontre des intérêts de mon client. »
#Dati : Comme souvent, lorsqu'elle est mise un peu en difficulté, Rachida Dati décentre le débat et remet en cause ses contradicteurs. Ca donne ça :
« Je suis quand même très surprise du manque de précision de l’accusation et des parties civiles sur des sujets graves. »
#Dati : Rappelons (pour le contradictoire) que Rachida Dati conteste tout lobbying et regrette qu'on l'accuse de cela, au titre de "trois malheureuses questions" sans effet posées au Parlement européen.
#Dati : C'est du reste ce que laisser clairement entendre Daniel Freund, eurodéputé allemand, qui est venu témoigner lundi.
#Dati : On peut tourner autour du pot autant qu'on veut.
Le fait de proposer à un client (Renault), qui vous paye 300.000 euros / an, de poser une question sur un sujet qui l'intéresse dans le but d'obtenir une réponse... Rien que cela peut s'apparenter à du lobbying.
#Dati : "Je n'ai pas dit que cela n'avait aucun intérêt. J'ai dit que cela n'avait aucun effet. Si ce n'est celui d'avoir une réponse de la commission. D'avoir une information..."
#Dati : Claire Josserand-Schmidt :
« Comment pouvez-vous dire depuis le début de cette audience qu’une question écrite au PE n’a aucun intérêt, aucun impact. Alors que c’est ce que vous proposez à votre client ? »
#Dati : Elle lui demande pourquoi avoir proposé à Carlos Ghosn de poser une question écrite au Parlement européen. Alors que sa défense est de dire que cela n'a aucun intérêt...
#Dati : C'est maintenant Claire Josserand-Schmidt, avocate d'Anticor, qui pose des questions à Rachida Dati. Elle revient sur les questions posées par la prévenue au Parlement européen.
#Dati : La prévenue se défend encore et répète que de nombreuses personnes n'ont pas été entendues pendant l'instruction. Alors qu'elle le souhaitait.
La présidente lui dit : "On a bien compris votre réponse".
#Dati : Kami Haeri :
« Sur toutes ces questions, nous avons des dizaines et des dizaines de personnes engagées… Il est là notre mystère. Elles sont là nos questions. »
#Dati : Kami Haeri
« Les questions que nous vous posons sont destinées à comprendre comment vous avez travaillé sur des sujets aussi compliqués sans qu’il y ait de traces, sans qu’il y ait de témoignages. »
#Dati : Kami Haeri ramasse sa réflexion en conclusion.
« Nous n’avons pas de traces de l’ensemble des prestations que vous avez déclarées. Vous parlez de mes confrères du cabinet Gide aujourd’hui... Nous aurions pu les solliciter… »
#Dati : Et elle digresse sur tout le projet d'usine. Le ton remonte un peu.
#Dati : "L'accord initial avait été remis en cause. J'ai donc travaillé dessus..."
Rachida Dati (qui a réponse à tout) s'agace à nouveau.