#Dati : “Il a fallu qu’on attende Madame Dati pour avoir l’idée de contacter l’ambassadeur du Maroc en France, l’ambassadeur d’Algérie en France...”
Première utilisation de l'ironie pour le procureur.

#Dati : “Il a fallu qu’on attende Madame Dati pour avoir l’idée de contacter l’ambassadeur du Maroc en France, l’ambassadeur d’Algérie en France...”
Première utilisation de l'ironie pour le procureur.
#Dati : “Madame Dati n’a absolument pas réalisé les prestations, ni obtenu les résulstats qu’elle revendique sur le dossier de cette usine.”
#Dati : Pour le procureur, rien ne tient la route dans la prétendue intervention de Rachida Dati dans le dossier marocain.
#Dati : Quant aux attestations fournies par des officiels marocains, elles ne comportent "aucune information opérationnelle". Pour le PNF, elles sont trop floues.
#Dati : "Cette explication conduit à un raisonnement circulaire. L’absence de preuves du travail devient la confirmation du travail hautement stratégique...”, raille le procureur.
#Dati : Julien Augereau revient aussi sur la ligne de défense. Le fait que Rachida Dati dit être intervenue à un "niveau tellement stratégique, voire supra-étatique, que les opérationnels ne pouvaient pas en avoir connaissance..."
#Dati : Le procureur évoque aussi “l'ignorance très surprenante des cadres de Renault qui étaient amenés à travailler sur ce projet d’usine (à Tanger). Aucun de ces responsables n’a eu connaissance du travail de Rachida Dati. Ni même de son embauche..."
#Dati : A chacun de ses arguments, le procureur cite des PV en procédure. A chaque phrase quasiment, une cote pour démontrer son propos.
#Dati : Le procureur assure que Rachida Dati a "modifié ses déclarations" lors de l'enquête pour coller à la réalité.
Elle se tourne vers ses avocats...
#Dati : Et, il rappelle : “Le 25 janvier 2010, le compte rendu de réunion, seul compte rendu dont on dispose, indique que le projet d’usine est “sur les rails”. Aucune mention d’un problème de financement.”
Rachida Dati dit avoir réglé un problème de financement.
#Dati : “Toutes les affirmations de Madame Dati sont contredites par les éléments du dossier. Par la chronologie.”
Et le procureur de lister toutes les dates où le projet d'usine à Tanger a été finalisé. Avant que Rachida Dati n'intervienne (prétendument) dans ce dossier.
#Dati : Le procureur enchaîne sur le rôle que Rachida Dati dit avoir eu au Maroc. Pour rappel, elle a indiqué n'avoir eu que comme interlocuteur Carlos Ghosn et les autorités marocaines. Ce qui est invérifiable.
#Dati : Où l'on voit que Rachida Dati suit les réquisitions (à défaut de regarder le PNF). A l'évocation précédente, elle s'est tournée vers son avocat pour discuter de ce qui vient d'être dit...
#Dati : “Aucun travail de sa part n’est objectivé. Surtout pas l’analyse rigoureuse qu’elle dit avoir effectuée.”
Et le procureur de dénoncer sa défense qui a consisté à dire que tout avait été "détruit" ou que son ordinateur avait eu un "bug".
#Dati : “il n’y a rien au dossier si ce n’est dans le scellé 1 : Un exposé sur l’Iran, manifestement établi par Renault. Et quelques notes de la cellule diplomatique sur la situation en Iran qui, en tout état de cause, n'ont pas été rédigées par Madame Dati.”
#Dati : Pour lui, il n'y a rien, aucune preuve d'un travail effectif de Rachida Dati au Maghreb et au Moyen-Orient, comme elle l'affirme.
#Dati : “A la manière du “Je pense donc je suis” de Descartes, nous avons ici “J’affirme donc cela existe” de Madame Dati.”
#Dati : Il dénonce avec force la stratégie de défense de la maire du 7e arrondissement.
“Pour elle, il suffit d’affirmer quelque chose avec force pour prétendre que cela a eu lieu.”
#Dati : Le procureur enchaîne sur les délits d'abus de pouvoir, abus de confiance et recel de ces délits.
#Dati : Démonstration très longue et détaillée du procureur sur la question de la prescription. Le PNF sait pertinemment que les avocats de Rachida Dati vont batailler sur ce terrain-là cet après-midi. On démine donc au préalable.